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Monter un groupement de freelances sans se prendre la tête sur la structure

On a galéré à choisir quelle structure juridique monter pour bosser ensemble. La réponse a fini par être : aucune, ou presque.

À plusieurs freelances, on s'est rendu compte qu'on refusait régulièrement des projets trop gros pour une seule personne. Une refonte complète, un accompagnement web sur plusieurs mois, un appel d'offres pour un marché public : tout seul tu ne peux pas y répondre sérieusement. Ensemble, si. Sauf qu'avant de bosser ensemble, il a fallu répondre à une question bête qui nous a bloqués plus longtemps que prévu : on monte quoi, juridiquement ?

La galère du choix de structure

On est partis dans tous les sens. SAS, SCOP, GIE, association, société de portage. Chaque option avait son lot de contraintes : du capital à immobiliser, de la compta en plus, des statuts à rédiger, une responsabilité partagée sur des projets qu'on n'aurait pas tous menés. On a passé des soirées à comparer des trucs qu'aucun de nous n'avait vraiment envie de gérer.

Le piège, c'est qu'on raisonnait comme si on montait une boîte. Alors qu'on voulait juste pouvoir travailler ensemble quand un projet le justifiait, sans dissoudre nos activités individuelles dans une coquille commune.

On a choisi l'informel

Au final, la structure c'est : pas de structure. Un groupement purement informel. Chacun garde sa propre entité, sa propre facturation, ses propres clients. Quand un projet commun arrive, on désigne qui porte le contrat, et les autres facturent en sous-traitance leur part. L'idée centrale c'est la mise en commun du savoir-faire et des compétences, pas la fusion des structures.

Concrètement, ça veut dire qu'on peut répondre ensemble à un besoin privé (une refonte de site, un accompagnement web) comme à un appel d'offres pour un marché public, sans avoir créé d'entité dédiée. Le jour où le volume justifiera une vraie structure, on la montera. Pas avant.

Ce qu'on fait

Le groupement, c'est Dev Team Studio. On couvre tout le spectre web :

Des profils différents (dev web, dev mobile, UI/UX, design) qui se complètent sur des projets variés. C'est exactement ce qu'un freelance seul ne peut pas offrir.

Ce que j'en retiens

Le réflexe quand on veut bosser à plusieurs, c'est de chercher tout de suite la bonne forme juridique. Dans notre cas, c'était prématuré. On a perdu du temps à optimiser une structure dont on n'avait pas besoin, alors que le vrai sujet c'était la confiance entre nous et une façon claire de répartir le travail et l'argent.

L'informel a ses limites, je le sais. Le jour où on portera un gros marché public récurrent, la question reviendra. Mais commencer léger nous a permis de démarrer pour de vrai au lieu de débattre des statuts pendant six mois.

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